• Grand coq, petit espoir pour nos forêts vosgiennes...

    " Dans le massif des Vosges des années 70, 250 individus de l’espèce avaient été recensés. A partir des années 2000, il n’en reste plus que 50..."

     

    Mais qu’est-ce qu’un grand tétras ?

        Le grand tétras ou coq de Bruyère est le plus gros gallinacé d’Europe. C’est un gros oiseau, farouche, prudent et discret.

    Où habite-t-il ?

        Il  habite les forêts de conifères des régions froides. Ses populations s’étendent des forêts de Russie, jusqu' aux Pyrénées.

        En France, il est présent dans le massif des Vosges, du Jura et des Pyrénées qui abritent distinctement deux sous-espèces des cinq sous-espèces existantes, communément appelées Tretao urogallus major et tretao urogallus aquitanicus. Les Vosges abritent la plus grosse espèce, le tetrao urogallus major.

    Comment le reconnaître ?

        Il est facile de distinguer le mâle de la femelle grâce au plumage de chaque individu. Le mâle (ou coq) se distingue par un plumage sombre, un cou gris,  un menton noir, des caroncules rouges autour des yeux, un bec blanc, plastron verdâtre (voire aussi bleuté), des ailes marron (tâche blanche à l’épaule) et un croupion noir et blanc. Sa taille peut atteindre 74 à 90 cm et son envergure, jusqu'à 125 cm .

    Le grand tétras ou coq de Bruyère mâle

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Source : www.serpentine.123.fr

                         Le grand tétras ou coq de Bruyère mâle

     

        Quant à la femelle (ou poule), elle est rousse barrée de noir et de blanc avec des caroncules rouges mais peu visibles, un bec gris, un dos et des ailes marron barrés de noir et de blanc, un ventre et des flancs blancs tachetés de roux et de noir. Sa queue est rousse, barrée de noir et sa taille atteint 54 à 63 cm.

    Femelle du grand tétras

     

     

     

     

     

     

     

     

    source: http://www.ericdragesco.com/photographie/grand-tetras-femelle.html

                                 La femelle du grand tétras ou poule

     

    Comment vit-il ?

         Cet oiseau est sédentaire. Il n'a pas besoin de migrer pour trouver sa nourriture par temps rude. Il se nourrit de bourgeons, de pousses de conifères, de baies, d'herbacées , d'insectes pendant les saisons douces et d'aiguilles de conifères en hiver. Il est très actif en début et en fin de journée en quête de sa nourriture. Le reste du temps, il est caché dans les hautes herbes, les buissons ou perché aux arbres.

    Comment se reproduit-il ?

        De fin février à mi-juin, le grand tétras s'installe sur sa place de chant pour parader. Il défend également son territoire de l'intrusion d'autres mâles. En pleine saison de reproduction, le grand tétras commence à chanter une heure avant le lever du soleil et peut rester jusqu'à huit heures à attendre la venue d'une femelle. La femelle ne fréquente les places de chant que pour s'accoupler.Le chant du grand tétras est tout à fait spécifique. Aussi, nous pourrions peut-être par chance l'identifier lors d'une balade en forêt, non loin de ses espaces d'habitation, sur des sentiers autorisés.

    Cliquez sur ce lecteur audio pour entendre son chant:

     

    Pourquoi disparaît-il progressivement de nos forêts ?

        La pratique et l’intensification de la sylviculture (rajeunissement des forêts de résineux) contribuent à la destruction de ses habitats naturels.

    De plus, le dérangement lié à la fréquentation des forêts par des randonneurs de plus en plus nombreux, avec l’accessibilité accrue des parcelles forestières jadis isolées, est aussi une cause de sa disparition.

    Et dans nos montagnes vosgiennes où se cache-t-il ?

          Dans les Vosges, le grand tétras est encore présent dans quatre réserves naturelles (près de 50% de la population) et dans 6 des 12 réserves biologiques créées par l’ONF pour cette espèce de 1984 à 1999 sur plus de 7000 hectares.

    Quelles sont les conséquences de sa disparition sur l’environnement ?

          Le grand tétras vit dans de vieilles forêts non aménagées, sauvages, vastes et aérées afin d’accueillir une multitude d’arbustes à baies de type myrtille. Il est considéré comme une espèce « bio-indicatrice » car sa présence est synonyme de conservation de milieux naturels sauvages vosgiens. Ainsi, sa raréfaction annonce un déclin quant à ce type d’habitat spécifique dans lequel recèlent d’autres espèces. C’est aussi une espèce parapluie, qui a diverses exigences écologiques. Sa protection est donc aussi utile à de nombreuses autres espèces qui partagent le même habitat.

    Qui contribue à sa protection et à sa sauvegarde dans nos forêts?

         Le groupe Tétras Vosges, association pour la protection des trétraonidés dans le massif vosgien, participe activement à la pérennité de l'espèce par ses nombreuses actions. Pour plus d'informations sur ces actions, sur le grand tétras et suivre l'évolution de l'espèce, veuillez consulter le site de l'association en cliquant ici.

                                                                                            Amélie Villemain.

     

     

     

     

     

     

     


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